Sunday, August 31, 2008

Jour à Jour

Nous sommes dimanche matin et il ne fait pas encore trop chaud. J'ai donc ouvert mes fenêtres pour pouvoir entendre les oiseaux chanter et les bruits de la rue. J'entends au loin un chant et des tambours, venant peut-être de la messe du matin à la cathédrale au bout de la rue. C'est là que je me dirigerai bientôt pour la messe de mi-matinée. La vue de ma table de salle à manger n'est pas très intéressante, d'autres appartements, un arbre et beaucoup de récepteurs satellites ( ?) sur les toits. Pas de vue de l'océan de mon appartement.

Bien qu'il n'ait pas vue sur l'océan, j'aime mon appartement et je m'y sens déjà chez moi. C'est un appartement de bonne taille pour une seule personne. Je vais essayer de vous en faire faire le tour. J'habite au 4ième étage d'un appartement de 6 étages, mais il y a seulement deux appartements par étage. Je n'ai rencontré encore aucun voisin. Ceux que j'ai aperçus dans l'ascenseur ou dans les escaliers semblent être surtout des étrangers. Quand vous entrez chez moi, il y a une assez grande entrée. A gauche une petite cuisine couloir avec un réfrigérateur, une cuisinière à gaz avec four, un bout de comptoir et un évier. Il y a une porte qui ouvre sur un petit balcon qui sert surtout à ranger les produits de nettoyage et où je fais sécher mon linge. A côté de la cuisine il y a la salle à manger/séjour. J'y ai mis le four micro-ondes pour avoir un peu plus d'espace comptoir dans la cuisine.

Les couleurs dominantes de l'appartement (rideaux, sofa) sont d'un brun clair inintéressant. Je suis allée plusieurs fois au marché de tissus pensant acheter des pagnes pour mettre sur le divan ou pour recouvrir des coussins, mais, à chaque fois j'ai été harcelée par des vendeurs et je suis repartie sans rien acheter. J'ai une nappe d'un vert éclatant que m'a laissée le dernier occupant. Ma touche personnelle dans le séjour est un assemblage photos que j'ai fait sur le mur avec des photos de famille et d'amis et du papier kraft couleur. Ça éclaire la pièce et me fait sourire quand je le vois. SI vous voulez contribuer à ce décor, vous êtes les bienvenus.

Je me suis débrouillée pour ajouter un peu de couleur à ma chambre avec les draps rouge apportés dans mes bagages et les tissus rouge et noirs qui pendaient au mur. Je ne suis pas sûre de les aimer mais pour le moment ça ira. Un aspect très agréable de cet appartement, c'est qu'il a des plafonds très hauts ; plus de trois mètres ! Je ne sais que faire de tous les placards et rangements qui sont dans ma chambre et pourtant j'ai un peu de mal à organiser le peu que je possède ici de façon fonctionnelle. Il ya deux salles de bains dans l'appart., une dans l'entrée et l'autre, la seule que j'utilise, dans ma chambre. La douche a juste assez d'eau chaude pour une personne et pareil pour la pression ! La vue de ma chambre est aussi inintéressante que celle du séjour, mais les soirs de fin de semaine, la rue en bas devient assez animée à cause d'un night club local.


Ma rue est pleine de petites boutiques de nourriture, petits restaurants et autres vendeurs divers. J'habite près du Centre Culturel Français qui a une jolie court intérieure et un restaurant sympathique lieu de retrouvailles privilégié des expatriés et le seul endroit que j ; ai trouvé où l'on puisse boire un verre de jus de fruit ou un thé et lire sans être dérangé. Ce centre a aussi un petit cinéma et offre des cours de langue. J'espère y commencer un coures de wolof bientôt. A un pâté de maison dans l'autre direction passe une des rues les plus importantes du plateau. Trois pâtés de maison plus loin se dresse le palais présidentiel. Je suis aussi à 10 minutes à pied de mon bureau. Habiter près du palais présidentiel présentent certains avantages, entre autres le fait que mon immeuble soit sur le même circuit électrique que celui du palais. Je n'ai pas eu d'arrêt d'électricité depuis mon arrivée alors que la plupart des quartiers de Dakar ont des pannes deux ou trois soirées par semaines et quelques fois des pannes qui durent la journée. Mon immeuble a aussi un générateur, et je suppose que le président en a un aussi. C'est important en ce moment car il fait très chaud et si je peux faire marcher mon petit climatiseur dans ma chambre ou dans le séjour je peux dormir ou travailler confortablement.

Je n'ai jamais vraiment vécu seule jusqu'a maintenant donc avoir cet appartement est une nouvelle expérience. Avant d'arriver je m'inquiétais un peu de la solitude, de rentrer dans un appartement vide le soir mais je n'ai pas encore trop ressenti cela. Bien sûr cela me manque d'avoir des colocataires sympathiques avec lesquels partager, cuisine, passer du temps ou emprunter un peu de lait quand je n'ai pas eu le temps d'aller moi-même à l'épicerie. Ce qui me sauve, c'est d'être branchée à internet à la maison ce qui me permet le contact avec le monde extérieur à Dakar pendant que je continue à rencontrer des gens ici et à m'installer. Je sais que bientôt j'aurai un groupe d'amis et que beaucoup plus de mes soirées seront occupées à partager et à passer du temps avec d'autres sur place. En attendant, je dois essayer de retourner au marché de tissus pour finir de décorer. Merci à SK dont les questions m'ont poussée à écrire ce blog. Je répondrais aux questions sur mon travail et sur le Ramadan plus tard. Si vous avez des questions sur ma vie à Dakar, envoyez-les et j'essaierai d'y répondre plus tard.

Amendement: l'après-midi du jour où j'ai écrit les paragraphes ci-dessus, j'ai finalement pu aller au marché aux tissus. Merci à Lane et Mac d'avoir été mes gardes du corps ce qui m'a permis d'acheter sans être enquiquinée.

Thursday, August 21, 2008

Premier Impression!

Je suis arrivée à Dakar en direct d’Atlanta à 4:30 du matin après 8 heures d’avion au-dessus de l’Atlantique. Un peu dans les vaps et réfrigérée (il y avait un problème de chauffage dans l’avion), j’ai fait mes premiers pas dans la chaleur moite de Dakar. Cela seul aurait suffit pour me faire tourner la tête.

Sur la route de mon appartement, le chauffeur m’a dit que nous suivions l’océan mais il faisait encore très noir et je n’ai rien vu du tout. J’ai aperçu deux phares qui préviennent les marins de l’approche de la côte. Plus loin il y avait quelques scintillements, sans doute des bateaux de pêche. Le soleil se levait à peine quand nous sommes arrivés. Par une porte entre-ouverte j’ai vu des hommes qui faisaient la prière du matin. Le Sénegal est à 95% musulman. C’est la seule fois que j’ai vu qui que ce soit en prière depuis mon arrive, et j’entends très mal les appels à la prière de mon appartement. Il se peut que je dorme trop fort pour les entendre étant encore un peu en décalage horaire, en plus mes fenêtres sont fermées. Il y a un petit climatiseur dans ma chambre et un autre dans mon bureau, un plaisir étant donnée la chaleur. Ce premier matin avant le lever du soleil la ville semble calme et paisible, il y avait peu ou pas de monde dehors, depuis je n’ai vu la ville que pleine de monde, de voitures et de bruits.

D’après ce que j’ai vu pendant mes brefs aller-retours entre l’appartement et le bureau, Dakar ressemble aux autres grandes villes africaines que j’ai visitées : beaucoup de gens, de bruits, de poussière et parfois pas de chaos. Mais à Dakar tout le monde parle français et la nourriture est très bonne. Quand je rentre dans une épicerie j’ai l’impression d’être à Paris, je ne devrait pas trop avoir le mal du pays donc bien que ni les Sénégalais ni les Français aient encore découvert les petits gâteaux Oréos ! (Un petit gâteau en sachet très américain).

Jusque là j’aime la ville, les gens que j’ai rencontrés, mes collègues, les projets sur lesquels je dois travailler et mon appartement. C’est différents des autres voyages ou missions africaines que j’ai effectués car je sais que je vais être ici au moins un an. Il y a donc le risque de penser que j’ai beaucoup de temps et donc celui de ne pas avoir le temps de tout voir et tout visiter. Je n’ai toujours pas vu l’océan sauf dans le noir complet du premier matin bien qu’il borde la ville sur trois côtés. J’ai trouvé une carte hier pour me situer dans la ville et me suis aperçue que je vivais à environ 200 m de l’océan. Vivre près de l’océan est un des facteurs qui m’emballait le plus mais je n’ai senti que rarement sa présence sauf quand la brise porte quelques parfums salins. Je vais corriger ce manque cette fin de semaine ; je pars en WE avec deux collègues à la plage !