En quittant Kisumu mon avion a décrit un large cercle au-dessus du Lac Victoria. De ma fenêtre j’ai vu le lac et la ville étendus juste au-dessous de moi. C’était la même vue que celle que j’avais eu en arrivant au Kenya 10 semaines plus tôt. Cette fois-ci cependant je connaissais le grand bâtiment sur la berge du lac et aussi le nom de la pointe herbue sans aucun arbre juste au-delà de la ville.
Dans l’avion en revenant plusieurs fois je me suis surprise à dire “Asante”, c’est à dire merci en Swahili. Je n’ai malheureusement pas appris beaucoup de Swahili mais j’ai essayé de beaucoup utiliser les mots que j’ai appris, merci étant l’un d’eux. Même si je parlais anglais dans une boutique, je disais merci en Swahili en partant pour une note plus personnelle. Bien sur, l’hôtesse dans l’avion ou le marchand à l’aéroport de Londres ne savaient pas ce que je disais, il fallait que je commence à réaliser que je n’étais plus au Kenya.
Le terme choc culturel est utilisé quand les gens arrivent dans un nouveau pays où les habitudes, la langue, et la culture sont très différents de chez eux. Le terme choc culturel inverse est utilisé pour décrire ce que ressentent les gens qui rentrent chez eux après un long séjour dans un autre pays, un sentiment de non appartenance temporaire. J’ai l’impression d’avoir passé une bonne partie de ma vie entre plusieurs cultures et pays et je ne ressens pas beaucoup les chocs culturels dans un sens ou dans l’autre. Je me glisse dans et hors d’une culture sans complètement réaliser que je change certaines façons d’être ou de faire pour me mettre aux normes culturelles de l’endroit où je me trouve. C’est seulement récemment que j’ai réalisé que j’avais appris à faire cela au cours de plusieurs années. Ça ne veut pas dire que j’oublie où j’étais hier si je suis ailleurs aujourd’hui ; je continue à en porter dans mon coeur les lieux, les gens, et les souvenirs. Cet été était rempli de moments et de rencontres humaines inoubliables. Quitter le Kenya et retourner à ma vie estudiantine à Atlanta ne veut pas dire que j’ai oublié l’endroit magnifique où je viens de passer 10 semaines ainsi que les gens et les expériences exceptionnels que j’y ai eues. J’ai presque 1000 photos et mon blog pour me rappeler tout cela ainsi que des amis de partout avec lesquels communiquer.
Je ne vais pas abandonner mon blog, mais je ne promets pas d’y être aussi fidèle que pendant ces trios derniers mois. Je ferai ce que je pourrai. Donc je dis “Karibu sana” à l’année scolaire, à revoir ma famille et mes amis, à pouvoir faire des coups de fil meilleur marché, et à avoir une connexion internet plus stable. Il me reste à choisir 3 ou 4 des plus belles photos de l’été à imprimer pour accrocher dans mon appartement. Le Kenya n’est donc pas si loin.
Wednesday, August 22, 2007
Sunday, August 12, 2007
A la recherche de la croix du sud
Ayant grandi au Minnesota, l’état de l’étoile polaire, j’ai toujours été intriguée par les étoiles qui ont guidé les explorateurs et les navigateurs voyageant autour du monde: l’étoile polaire et la croix du sud. Mon père connaissait beaucoup d’étoiles et de constellations et je me souviens de nombreuses soirées allongée dans l’herbe à examiner le ciel en écoutant ses explications. Je n’ai jamais été très douée pour me souvenir des constellations mais je peux quand même trouver la ceinture de Orion (le chasseur), les sept soeurs, la petite et la grande ourse et l’étoile polaire. Mon ami Hugh a été le premier à me montrer la croix du sud lors de mon premier voyage en Bolivie, mais c’est seulement au deuxième voyage qu’une autre amie Peggy m’a fait voir comment la trouver dans le ciel tous les soirs.
Pendant mes voyages en Bolivie et à Madagascar, chaque soir j’ai cherché la croix du sud et senti en la regardant comme une direction vers un chez moi, une sorte d’ancrage spirituel. Ici au Kenya, je peux la voir de mon pas de porte, bas au-dessus de l’horizon. Kisumu est seulement à 60 kilomètres au sud de l’équateur; c’est une ville avec peu de lumière la nuit et quand le ciel est clair on peut voir la croix bien nettement. Malheureusement, souvent ces deux derniers mois les nuits étaient nuageuses et pluvieuses puisque nous sommes encore dans la saison des pluies.
Le soir des longues journées à côtoyer pauvreté, maladie et désespoir, voir la croix du sud a été pour moi une façon de me rappeler que, en dépit de l’impossibilité de guérir quelqu’un ou d’améliorer sa santé, je n’étais pas seule au monde. Ça ne veut pas dire que chaque soir est ainsi facile ou que chaque jour je me souviens de tout cela, mais chercher la croix du sud dans le ciel fait parti d’un processus de recherche personnelle. Une recherche pour comprendre les réalités de la vie ici et quelle place j’y tiens. Faire face aux réalités de la vie ici a été particulièrement difficile cette semaine au petit hôpital où je rassemblais des données; un jour j’y ai vu un jeune enfant très malade, 12 mois environ. Il avait une pneumonie grave et se battait pour chaque inspiration mais il n’y avait pas l’équipement nécessaire pour l’aider à respirer. Il s’est battu toute la nuit mais est mort au petit matin avant qu’on ait pu l’évacuer vers un hôpital plus important. Ce jour là un autre enfant est mort dans ce même hôpital de la même maladie. J’ai passé le plus clair de mon été à analyser des statistiques pour la région et je sais que la mortalité infantile y est très forte, environ 250 pour 1000. Mais ces connaissances n’aident ni à accepter la mort de ces deux enfants plus facilement ni à la rendre moins triste.
Ce sont des expériences comme celles de cette semaine qui me font réaliser que je cherche dans le noir et que je ne suis pas sure de la direction à prendre et que j’I grand besoin d’un guide aussi grand que le ciel pour me montrer le chemin. Quand on habite dans une grande ville, il est difficile de voir les étoiles, et la vitesse, le stress et l’affairement de tous les jours compliquent la recherche de sa propre direction. La connexion spirituelle que je ressens quand je suis ici juste sous l’équateur à la lumière de la croix du sud va me manquer.
(Un grand merci à Steve et Alene dont le journal lors de leur séjour au Kenya en 2006 m’a donné l’idée de faire ce blog).
Pendant mes voyages en Bolivie et à Madagascar, chaque soir j’ai cherché la croix du sud et senti en la regardant comme une direction vers un chez moi, une sorte d’ancrage spirituel. Ici au Kenya, je peux la voir de mon pas de porte, bas au-dessus de l’horizon. Kisumu est seulement à 60 kilomètres au sud de l’équateur; c’est une ville avec peu de lumière la nuit et quand le ciel est clair on peut voir la croix bien nettement. Malheureusement, souvent ces deux derniers mois les nuits étaient nuageuses et pluvieuses puisque nous sommes encore dans la saison des pluies.
Le soir des longues journées à côtoyer pauvreté, maladie et désespoir, voir la croix du sud a été pour moi une façon de me rappeler que, en dépit de l’impossibilité de guérir quelqu’un ou d’améliorer sa santé, je n’étais pas seule au monde. Ça ne veut pas dire que chaque soir est ainsi facile ou que chaque jour je me souviens de tout cela, mais chercher la croix du sud dans le ciel fait parti d’un processus de recherche personnelle. Une recherche pour comprendre les réalités de la vie ici et quelle place j’y tiens. Faire face aux réalités de la vie ici a été particulièrement difficile cette semaine au petit hôpital où je rassemblais des données; un jour j’y ai vu un jeune enfant très malade, 12 mois environ. Il avait une pneumonie grave et se battait pour chaque inspiration mais il n’y avait pas l’équipement nécessaire pour l’aider à respirer. Il s’est battu toute la nuit mais est mort au petit matin avant qu’on ait pu l’évacuer vers un hôpital plus important. Ce jour là un autre enfant est mort dans ce même hôpital de la même maladie. J’ai passé le plus clair de mon été à analyser des statistiques pour la région et je sais que la mortalité infantile y est très forte, environ 250 pour 1000. Mais ces connaissances n’aident ni à accepter la mort de ces deux enfants plus facilement ni à la rendre moins triste.
Ce sont des expériences comme celles de cette semaine qui me font réaliser que je cherche dans le noir et que je ne suis pas sure de la direction à prendre et que j’I grand besoin d’un guide aussi grand que le ciel pour me montrer le chemin. Quand on habite dans une grande ville, il est difficile de voir les étoiles, et la vitesse, le stress et l’affairement de tous les jours compliquent la recherche de sa propre direction. La connexion spirituelle que je ressens quand je suis ici juste sous l’équateur à la lumière de la croix du sud va me manquer.
(Un grand merci à Steve et Alene dont le journal lors de leur séjour au Kenya en 2006 m’a donné l’idée de faire ce blog).
Ma journée préférée
Cette dernière fin de semaine avec 4 amis je suis allée faire un grand tour à pied près de Kisumu. J’avais une petite carte gribouillée par une amie et une vague idée de la direction dans laquelle nous allions. Ce qui m’intéressait surtout c’était voir de près les énormes rochers sur les collines au-dessus de Kisumu. Il faisait déjà chaud à 10 heures quand nous sommes parties mais il avait plu très fort pendant la nuit et il avait fallu attendre que les chemins de terre aient un peu séché.
Nous avons suivi un chemin sur lequel aucune voiture n’était passée depuis longtemps puisque la rivière a emporté le pont qui la traverse il y a des mois. Il y a un pont bien costaud pour les piétons et les bicyclettes mais les voitures venant de Kisumu ne peuvent pas passer. Les gens sur le pas de leur porte ou dans leurs champs nous faisaient signe de la main. Nous leur répondions en Swahili, “Habiri” (Salut, comment ça va?) ce à quoi ils répondaient à leur tour « Mzuri » (Ça va). Des enfants courraient sur la route en criant salut et d’autres se cachaient dès que nous arrivions. Il y a certainement un moment qu’on avait pas vu sur cette route 3 blancs, une asiatique et une indienne en balade !
Nous avons grimpé en haut des collines pour examiner ces gros blocs de pierre éparses sur les coteaux. Nous avons donc pris un sentier étroit coupe à flanc de coteau. Vers midi nous nous sommes installés à l’ombre d’un rocher pour manger et nous reposer. Nous étions à peine installés qu’une très belle femme souriante et ses quatre enfants se sont approchés de nous. Elle nous a dit qu’elle était heureuse de nous avoir là et nous a souhaité la bienvenue dans son village. Son champ était juste à coté de l’endroit que nous avions choisi pour notre pique-nique. Pendant que je passais des petits gâteaux aux enfants, mes amis parlaient du village avec cette femme. Son mari nous a aussi rejoint et nous a expliqué qu’il allait à une réunion à leur dispensaire local. Après qu’on lui ait expliqué ce que nous faisions au Kenya, il nous a invité à le suivre. Le dispensaire était petit avec juste un minimum d’équipement mais les six membres du conseil de direction étaient très fiers d’avoir été les premiers du secteur à construire un dispensaire dont le personnel était fourni par le ministère de la santé.
Après quelques photos de groupe, nous avons repris le chemin de Kisumu. Deux enfants du village nous ont servi de guide. Nous avions tous des bonnes chaussures de marche et ces deux gamins ne portaient que des tongues ! Ils nous ont conduits bien au-delà du village pour être sûrs qu’on prenne un chemin qui nous mène à un pont solide pour retraverser la rivière.
Après 5 heures de marche nous étions de retour à la maison fatigués même épuisés mais si heureux. Cette journée est jusque là ma journée préférée au Kenya : pas les zèbres, ni les lions ou les hippopotames mais un peu de temps dans ce village à partager la vie de tous les jours avec des kenyans. J’ai eu une vie privilégiée ici, je suis souvent allée sur le terrain pour notre projet mais toujours dans la grande Land Rover blanche avec le logo du CDC (Center for Disease Control) sur le coté et mon badge vert sur ma chemise. Nous allons dans des endroits où les gens ont l’habitude que des blancs viennent leur poser des questions et où peut-être ils ont aussi une vie un peu différente car le projet leur apporte quelques services que les autres n’ont pas. Ceux qui nous ont salués et accueillis dans les collines et qui nous ont fait visiter leur dispensaire étaient juste heureux de nous ouvrir leur porte et de partager un peu de leur vie avec des étrangers. Je suis seulement désolée qu’il m’ait fallu deux mois pour voir ce côté du Kenya et pour avoir une expérience plus personnelle et intense avec des Kenyans si accueillants !
Nous avons suivi un chemin sur lequel aucune voiture n’était passée depuis longtemps puisque la rivière a emporté le pont qui la traverse il y a des mois. Il y a un pont bien costaud pour les piétons et les bicyclettes mais les voitures venant de Kisumu ne peuvent pas passer. Les gens sur le pas de leur porte ou dans leurs champs nous faisaient signe de la main. Nous leur répondions en Swahili, “Habiri” (Salut, comment ça va?) ce à quoi ils répondaient à leur tour « Mzuri » (Ça va). Des enfants courraient sur la route en criant salut et d’autres se cachaient dès que nous arrivions. Il y a certainement un moment qu’on avait pas vu sur cette route 3 blancs, une asiatique et une indienne en balade !
Nous avons grimpé en haut des collines pour examiner ces gros blocs de pierre éparses sur les coteaux. Nous avons donc pris un sentier étroit coupe à flanc de coteau. Vers midi nous nous sommes installés à l’ombre d’un rocher pour manger et nous reposer. Nous étions à peine installés qu’une très belle femme souriante et ses quatre enfants se sont approchés de nous. Elle nous a dit qu’elle était heureuse de nous avoir là et nous a souhaité la bienvenue dans son village. Son champ était juste à coté de l’endroit que nous avions choisi pour notre pique-nique. Pendant que je passais des petits gâteaux aux enfants, mes amis parlaient du village avec cette femme. Son mari nous a aussi rejoint et nous a expliqué qu’il allait à une réunion à leur dispensaire local. Après qu’on lui ait expliqué ce que nous faisions au Kenya, il nous a invité à le suivre. Le dispensaire était petit avec juste un minimum d’équipement mais les six membres du conseil de direction étaient très fiers d’avoir été les premiers du secteur à construire un dispensaire dont le personnel était fourni par le ministère de la santé.
Après quelques photos de groupe, nous avons repris le chemin de Kisumu. Deux enfants du village nous ont servi de guide. Nous avions tous des bonnes chaussures de marche et ces deux gamins ne portaient que des tongues ! Ils nous ont conduits bien au-delà du village pour être sûrs qu’on prenne un chemin qui nous mène à un pont solide pour retraverser la rivière.
Après 5 heures de marche nous étions de retour à la maison fatigués même épuisés mais si heureux. Cette journée est jusque là ma journée préférée au Kenya : pas les zèbres, ni les lions ou les hippopotames mais un peu de temps dans ce village à partager la vie de tous les jours avec des kenyans. J’ai eu une vie privilégiée ici, je suis souvent allée sur le terrain pour notre projet mais toujours dans la grande Land Rover blanche avec le logo du CDC (Center for Disease Control) sur le coté et mon badge vert sur ma chemise. Nous allons dans des endroits où les gens ont l’habitude que des blancs viennent leur poser des questions et où peut-être ils ont aussi une vie un peu différente car le projet leur apporte quelques services que les autres n’ont pas. Ceux qui nous ont salués et accueillis dans les collines et qui nous ont fait visiter leur dispensaire étaient juste heureux de nous ouvrir leur porte et de partager un peu de leur vie avec des étrangers. Je suis seulement désolée qu’il m’ait fallu deux mois pour voir ce côté du Kenya et pour avoir une expérience plus personnelle et intense avec des Kenyans si accueillants !
Thursday, August 2, 2007
En attendant
Le long des routes ici, je vois toujours des gens assis qui semblent ne rien faire. En train d’attendre ? Mais quoi ? Je ne suis pas sûre. Certains attendent peut-être de quoi les emmener en ville ce qui peut prendre toute la matinée puisque souvent les matatus (taxis brousses) sont si pleins qu'ils ne s'arrêtent pas. D'autres sont en train de garder leurs chèvres ou leurs vaches qui paissent le long de la route. En ville les gens attendent aussi; ils font la queue à la banque ou à la poste, ils attendent un boulot ou un client. Attendre fait partie de la vie de tous les jours pour la plupart des Kenyans et personne ne semble remarquer que si les choses étaient mieux organisées, on n’aurait pas besoin de toujours attendre.
Attendre fait aussi partie de mes journées. Au bureau j'attends que les données soient prêtes à analyser. Sur le terrain, j'attends que les échantillons de sang et de selles arrivent à la clinique centrale pour pouvoir les emporter dans notre jeep au laboratoire d'analyse. J'attends les réunions, j'attends la navette pour rentrer à la maison, et j'attends mon plat au restaurant; j'attends les gens et les choses. Je suis plus consciente de ces attentes ici. Bien elles existent aussi aux US mais là-bas on prévoit une quinzaine de minutes d'attente, ici il vaut mieux prévoir une heure. Ça me donne le temps de voir le monde tourner et de prendre quelques bonnes photos mais quelquefois j'aimerais bien que les choses bougent un peu plus vite pour éviter de penser à tout ce que je pourrais ou devrais accomplir pendant ces temps d'attente. En général je suis relativement patiente et j'essaie d'aller à la vitesse générale au Kenya mais il y a des jours où je suis frustrée par les insuffisances d'un pays avec un tel potentiel. Si seulement il y avait un peu plus d'efficacité générale et si les routes n'étaient pas si mauvaises ! Les routes, un sujet à elles seules, seront pour un autre jour.
Hier j'ai passé ma journée à attendre une variété de choses. J'ai donc utilisé mon temps à écrire mon blog; ce n'était pas du temps perdu, seulement une utilisation du temps différente de celle que j’avais prévue. Avec un peu de chance, aujourd'hui quand je retourne sur le terrain, j'aurai moins d'attente... si non, eh bien, j’aurai le temps d’allonger mon blog !
Attendre fait aussi partie de mes journées. Au bureau j'attends que les données soient prêtes à analyser. Sur le terrain, j'attends que les échantillons de sang et de selles arrivent à la clinique centrale pour pouvoir les emporter dans notre jeep au laboratoire d'analyse. J'attends les réunions, j'attends la navette pour rentrer à la maison, et j'attends mon plat au restaurant; j'attends les gens et les choses. Je suis plus consciente de ces attentes ici. Bien elles existent aussi aux US mais là-bas on prévoit une quinzaine de minutes d'attente, ici il vaut mieux prévoir une heure. Ça me donne le temps de voir le monde tourner et de prendre quelques bonnes photos mais quelquefois j'aimerais bien que les choses bougent un peu plus vite pour éviter de penser à tout ce que je pourrais ou devrais accomplir pendant ces temps d'attente. En général je suis relativement patiente et j'essaie d'aller à la vitesse générale au Kenya mais il y a des jours où je suis frustrée par les insuffisances d'un pays avec un tel potentiel. Si seulement il y avait un peu plus d'efficacité générale et si les routes n'étaient pas si mauvaises ! Les routes, un sujet à elles seules, seront pour un autre jour.
Hier j'ai passé ma journée à attendre une variété de choses. J'ai donc utilisé mon temps à écrire mon blog; ce n'était pas du temps perdu, seulement une utilisation du temps différente de celle que j’avais prévue. Avec un peu de chance, aujourd'hui quand je retourne sur le terrain, j'aurai moins d'attente... si non, eh bien, j’aurai le temps d’allonger mon blog !
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