Je suis arrivée à Dakar en direct d’Atlanta à 4:30 du matin après 8 heures d’avion au-dessus de l’Atlantique. Un peu dans les vaps et réfrigérée (il y avait un problème de chauffage dans l’avion), j’ai fait mes premiers pas dans la chaleur moite de Dakar. Cela seul aurait suffit pour me faire tourner la tête.
Sur la route de mon appartement, le chauffeur m’a dit que nous suivions l’océan mais il faisait encore très noir et je n’ai rien vu du tout. J’ai aperçu deux phares qui préviennent les marins de l’approche de la côte. Plus loin il y avait quelques scintillements, sans doute des bateaux de pêche. Le soleil se levait à peine quand nous sommes arrivés. Par une porte entre-ouverte j’ai vu des hommes qui faisaient la prière du matin. Le Sénegal est à 95% musulman. C’est la seule fois que j’ai vu qui que ce soit en prière depuis mon arrive, et j’entends très mal les appels à la prière de mon appartement. Il se peut que je dorme trop fort pour les entendre étant encore un peu en décalage horaire, en plus mes fenêtres sont fermées. Il y a un petit climatiseur dans ma chambre et un autre dans mon bureau, un plaisir étant donnée la chaleur. Ce premier matin avant le lever du soleil la ville semble calme et paisible, il y avait peu ou pas de monde dehors, depuis je n’ai vu la ville que pleine de monde, de voitures et de bruits.
D’après ce que j’ai vu pendant mes brefs aller-retours entre l’appartement et le bureau, Dakar ressemble aux autres grandes villes africaines que j’ai visitées : beaucoup de gens, de bruits, de poussière et parfois pas de chaos. Mais à Dakar tout le monde parle français et la nourriture est très bonne. Quand je rentre dans une épicerie j’ai l’impression d’être à Paris, je ne devrait pas trop avoir le mal du pays donc bien que ni les Sénégalais ni les Français aient encore découvert les petits gâteaux Oréos ! (Un petit gâteau en sachet très américain).
Jusque là j’aime la ville, les gens que j’ai rencontrés, mes collègues, les projets sur lesquels je dois travailler et mon appartement. C’est différents des autres voyages ou missions africaines que j’ai effectués car je sais que je vais être ici au moins un an. Il y a donc le risque de penser que j’ai beaucoup de temps et donc celui de ne pas avoir le temps de tout voir et tout visiter. Je n’ai toujours pas vu l’océan sauf dans le noir complet du premier matin bien qu’il borde la ville sur trois côtés. J’ai trouvé une carte hier pour me situer dans la ville et me suis aperçue que je vivais à environ 200 m de l’océan. Vivre près de l’océan est un des facteurs qui m’emballait le plus mais je n’ai senti que rarement sa présence sauf quand la brise porte quelques parfums salins. Je vais corriger ce manque cette fin de semaine ; je pars en WE avec deux collègues à la plage !
Thursday, August 21, 2008
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