Récemment j’ai beaucoup pensé à quand et comment on dit aux gens autour de nous qu’on les respecte, qu’on les admire, qu’on les aime, et les choses qu’on apprécie chez eux. Souvent il y a trop de choses, petites et grandes, qui ne sont pas dites.
J’ai réalisé qu’il y a des moments dans la vie quand on partage ces bonnes pensées sur les autres. Le premier exemple c’est quand on part d’un boulot, d’une ville, ou d’un pays. J’ai eu cette expérience récemment quand je suis partie du Sénégal. Mes collègues on fait des beaux discours très émouvants sur les choses qu’ils apprécient chez moi et moi aussi je me suis sentie à l’aise à partager de même sur eux. J’en ai parlé avec un ami après et je trouvais dommage que tout le monde ait attendu que je parte pour me dire ces choses là. Recevoir ces gentil mots plus tôt surtout dans les moments où j’ai eu du mal ça m’aurait fait du bien. Quelquefois réaliser que quelqu’un reconnaît ce que tu as fait ou qui tu es peut faire le plus grand bien du monde.
L’autre exemple quand je crois que les gens partagent leurs pensées sur une personne, c’est à leur mort. Il semble qu’à ce moment là on se sent à l’aise de dire toutes les bonnes choses qu’on pense de cette personne. On dit ces choses aux parents et aux amis de la personne ce qui leur apporte peut-être un genre de réconfort je reste à me demander pourquoi on ne les dit pas à la personne vivante. La cousine de ma mère est morte récemment, une femme formidable avec une force interne, du courage, un sens de l’aventure, et un talent de peintre que j’admire beaucoup. Tristement je ne lui ai pas dit ces choses là pendant sa vie et il me reste à les dire à sa fille. Mais si seulement je lui avais dit de son vivant!
Il y a quelques années mon père a organisé un très beau cadeau d’anniversaire pour ma mère. Il a demandé à la famille et aux amis de lui écrire une lettre en lui racontant un souvenir, en décrivant quelque chose qu’ils admiraient chez elle, ou quelque chose qu’ils avaient appris d’elle. Elle a reçu des belles lettres pleines d’amour et de créativités. Mais pendant ce temps j’ai reçu des questions des gens me demandant si maman était malade ou mourante, pensant je suppose que ça serait la seule raison d’organiser un tel rassemblement de mots pleins de tendresses et d’admiration. Pourtant c’est juste un très beau geste d’amour, quelque chose très admirable je crois.
Je ne suis pas sure pourquoi on laisse tellement de non-dits. Pour moi je sais que à certains moment ce sont les sentiments d’embarras, de timidité, et de vulnérabilité qui empêchent de parler mais si je suis honnête avec moi-même je sais que souvent c’est de la paresse, ça prends du temps d’écrire une lettre et d’être vraiment présent dans le moment avec quelqu’un pour avoir le temps de partager ses pensées les plus profondes. Mon départ du Sénégal, laisser mes amis et collègues là-bas, la mort de ma cousine, et mon retour aux US, tout cela me fait penser à faire un plus grand effort d’appréciation pour les personnes dans ma vie.
Donc dans cet esprit, je voudrais remercier ma famille et mes amis qui m’ont soutenue ces huit mois derniers pendant que j’étais au Sénégal. A ceux qui m’on écrit des lettres, des e-mails, ou qui m’ont appelée, qui on tout fait pour que mon temps au Sénégal se passe un peu plus facilement et pour que je ne me sente pas si loin de chez moi. Je suis très reconnaissante des moments que vous avez pris pour moi, même si j’étais très très loin. Merci.
No comments:
Post a Comment