Un des avantages de travailler au Kenya cet été en plus du boulot très intéressant, c’est que le Kenya offre de grandes richesses de vie sauvage. Le week-end dernier, nous sommes allés avec quelques amis observer la vie du Lac Victoria. Le Lac Victoria est le le plus grand lac d’Afrique et le plus grand lac tropical du monde. Il est aussi le deuxième lac du monde en surface. Le plus grand lac d’eau fraîche est le Lac Supérieur au Minnesota. Avoir grandi non loin du Lac Supérieur m’a fait aimer les lacs et m’a donné très envie de voir le Lac Victoria. Le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda partagent ses rives. C’est vraiment un grand lac ! C’est aussi là que prend sa source la plus longue branche du Nil, le Nil Blanc. (L’autre, c’est le Nil Bleu). Comme le reste du Kenya, le lac abrite beaucoup d’animaux et d’oiseaux que je n’ai jamais vu dans leur habitat naturel.
Nous sommes donc parties à six dimanche matin vers le lieu dit “Lave voitures.” C’est le seul accès public au lac de la ville. Il semble que chacun y amène son bus, sa voiture ou autre forme de transportation pour l’y laver. On conduit son véhicule dans le lac jusqu’à ce que l’eau couvre en partie les roues. Il y a aussi à cet endroit une longue rangée de restaurants qui servent uniquement du poisson frit péché dans le lac. Le seul poisson que j’ai vu ici c’est le tilapia. Dès que les pécheurs débarquent, les restaurateurs ouvrent le poisson, le nettoie et le plonge dans la friture. Quand on arrive pour manger, le cuistot vous fait choisir et le refrit ou bien le recuit dans une sauce.
Nous avions engagé un guide et un bateau à moteur pour la matinée dans le but d’aller observer les hippopotames, les oiseaux et les élevages de poissons le long du lac. Notre guide était excellent; il avait des yeux de lynx pour trouver les oiseaux le long de la rive et il connaissait un tas de choses sur la vie des hippopotames et sur la vie des gens qui vivent le long du lac. Les hippos étaient amusants mais pas aussi impressionnant que ce à quoi je m’attendais. C’était sans doute pas plus mal d’ailleurs car ils peuvent être très dangereux quand ils se mettent en colère. Nous avons en fait passé beaucoup plus de temps à observer les oiseaux qui sont nombreux et divers. Nous avons vu une colonie d’aigrettes, des cormorans, des oiseaux pécheurs, des tisserands, et plein de petits oiseaux très colorés dont je n’ai pas retenu les noms et le préféré de notre guide l’oiseau secrétaire bien connu au bord du lac ( ??? secretary bird). Les photos sont sur mon site photos.
Le plus intéressant pour moi c’étaient les bateaux de pécheurs. Il était tôt et plusieurs pécheurs tiraient encore leurs filets du lac. Les bateaux les plus communs sont de longs bateaux de bois qu’on propelle à l’aide de perches et quelquefois de rames. Le lac n’est pas très profond et donc pousser avec la perche ne semble pas trop difficile. Dans les plus gros bateaux une équipe d’hommes tirent le filet ensemble; les grands filets peuvent contenir des centaines de livres de poisons. Dans les petits bateaux un seul homme suffit, superbe photo à prendre! La réalité malheureusement ici comme ailleurs c’est que les petites entreprises de pêche ne sont plus profitables. Ce sont les grandes compagnies qui peuvent avancer leurs bateaux à moteur jusqu’au milieu du lac qui tirent des millions de la richesse de ce lac. A l’échelle d’une petite entreprise familiale, la pêche ici, comme la culture aux US ou en Europe n’apporte plus suffisamment de revenus pour la survie d’une famille.
Je retournerai sans doute une autre fois sur le lac avant de quitter le Kenya; au couchant du soleil ça doit être superbe. Entre temps je continuerai à manger du tilapia sur les rives de cet énorme lac.
Ce weekend, un groupe de quatre d’entre nous pense aller à la baie de Homa, au sud est de Kisumu. Un bel endroit paraît-il près du Parc national de Ruma où nous espérons voir l’antilope rouan qui ne se trouve nulle part ailleurs au monde.
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